AIR …
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble ;
— Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l’âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
— Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Bienvenue chez toi, mademoiselle, j’espère que tu prends plaisir à découvrir ce petit studio dont je vais sans tarder te fournir un double des clés.
Il est idéalement placé avec sa magnifique baie vitrée donnant sur la matrice toute entière, cette petite image prismatique du monde…
Il est à nous deux, le gros oeuvre est fait, il ne nous reste plus qu’à le décorer ensemble.
Comme il s’agit d’un studio virtuel, il peut contenir autant de pièces que nous le souhaitons, et s’ouvrir sur toutes les ambiances qui nous parlent.
La perspective de tous les possibles me donne le vertige…
Amusons nous un peu.
Post scriptoume : pour l’instant, j’ai surtout expérimenté, le contenu que tu vois actuellement est décousu, c’est une sorte de laboratoire d’essai. J’aime explorer.
Cette photo me plaît, parce qu’elle montre au premier plan une métropole immense, avec tout l’anonymat et la solitude qu’on peut y associer.
L’observateur peut vite ressentir une sorte de vertige, se sentir comme aspiré dans les entrailles de cette ville, après une dégringolade le long de cette pente abrupte.
Et tout au fond, à l’arrière plan, se dessine un pont, comme un trait d’union,
un symbole de communication et d’échange.